mercredi 17 juin 2009

Pour Sarah bis

Je viens de retrouver la problématique que vous nous aviez donnée et ce n'est pas la même ?!

1. Oups ! Mme L. est professeur, pas robot…
2. Au passage : vous voyez, en cherchant bien… vous avez quelque chose sur ce texte finalement.
3. À part ça, bonne nouvelle finalement : cela vous fait une question type bac de plus, non ?

J'ai " comment Voltaire dénonce-t-il les préjugés ?"

Bcp plus fac' cette pbm !

I- L'ironie.
II- L'insouciance [ça, je ne vois pas très bien…], la naïveté.
Ce plan est-il possible?

Oui, bien. Sauf que j'inverserais les deux axes : allez toujours de l'explicite vers l'implicite, cela paraît plus logique et vous permet de montrer que vous creuser toujours plus profond en ce qui concerne les enjeux des textes. Et puis soyez bien claire :
– Naïveté, candeur (le terme s'impose avec Voltaire) du PERSONNAGE.
– Ironie de l'AUTEUR.

Plutôt que de passer par le mail essayez le commentaire sur ce blog, ce sera plus rapide. Bonnes révisions.

Pour Sarah

Pour Gobseck, dans la dernière lecture analytique pour montrer que le personnage est singulier on a écrit mort = vie, je ne vois plus à quoi ça correspond.

Cela correspond au fait que puisqu'il meurt, c'est donc qu'il fut vivant, premièrement. Deuxièmement et surtout, sa mort et les circonstances de sa mort sont étonnantes donc singulières, comme sa vie le fut bien qu'il correspondît aussi au stéréotype de l'usurier…

C'est bon ?

Pour Dom Juan, on a écrit qu'il y avait 3 degrés d'ironie, 1: la personnalité du personnage, 2:???? et 3: l'auteur.

2. La situation, je suppose…

Pour les contes, dans le descriptif il est écrit que l'on a étudié le chapitre X du Monde comme il va mais nous sommes plusieurs à ne rien avoir sur ce texte ?

Alors vous êtes plusieurs à ne pas avoir effectué le travail pour un cours du mercredi matin qui commença par ces mots historiques : "vous n'avez pas fait le travail ? je ne le ferai pas à votre place, tant pis pour ceux qui n'ont vraiment rien fait, je ne vérifie pas, mais ce texte apparaîtra sur le descriptif et vous vous débrouillerez !"

Voilà…

Bon, le travail à faire était le suivant : réfléchissez à la pbm : "comment s'exprime la leçon paradoxale contenue dans ce chapitre ?"

Je ne vous en dis pas plus, mais si vraiment vous êtes coincée, peut-être…




mardi 16 juin 2009

Pour Anaïs bis

Qu'est-ce concrètement qu' une "scène de genre" ?

L'expression s'applique à la peinture, elle désigne les tableaux dont la vogue se répand au 18ème siècle (davantage préoccupé, comme vous le savez, de l'individu que les précédents) représentant des scènes de la vie quotidienne par opposition aux grands sujets héroïques ou religieux qui avaient cours auparavant.
Appliqué au texte littéraire, il s'agit de la même chose : la représentation ou le récit de la vie ordinaire, conformément au mouvement réaliste.

Le bénédicité, Chardin (vers 1740, musée du Louvre, Paris)

Pour Anaïs

Dans la 2e lecture analytique, la problématique est : "G., acteur, narrateur ou spectateur ?"
Et l'axe A. : Narrateur très présent.
Et c'est juste un détail que je n'ai pas saisi concernant la "modalisation" : "il se montre bcp plus implicite mais le jugement négatif sur le comportement de la comtesse n'en éclate que plus violemment : la comtesse me regarda, je la compris, elle devint mon esclave" . Je n'ai pas compris en quoi il y a un jugement négatif, peut être parce qu'il est implicite.. Et en quoi il éclate plus violemment.

Bon alors voilà : G. est le narrateur de cette scène qui adopte donc un pt de vue interne. Il ne se contente pas de raconter, il émet des jugements (= modalisation). Certains sont explicites. Celui qui correspond à la citation que vous rappelez est implicite : il ne dit rien, on comprend tout = que comprend-il en un regard ? Qu'elle est fausse, adultère, enchaînée à sa passion, malhonnête avec son mari… bref, rien de très positif, n'est-ce pas ? La chute de cette phrase est implacable : elle est prête à tout, se soumettre totalement à un homme comme G. ici, pour continuer d'être tout ce qui vient d'être dit…
Moi, je trouve que la suggestion contenue dans l'enchaînement de ces trois propositions percutantes est bcp plus violente qu'un propos explicite qui dirait : "je compris à son regard qu'elle me demandait de garder son secret et de de venir son complice contre son mari pour protéger sa relation adultère, bla-bla-bla", pas vous ?

Si ce n'est pas assez clair, n'hésitez pas à vous manifester…

Pour Manon

Dans la séquence I , à quoi correspond l'histoire littéraire et culturelle ? (Comédie humaine ?)

Oui, la partie histoire littéraire et culturelle de la première séquence correspond essentiellement au projet de Balzac, la Comédie humaine, dont Gobseck constitue un épisode clef (relisez "Un texte source" dans votre édition du roman).
Il s'agit également de l'émergence et du développement du mouvement réaliste dont Balzac est l'un des représentant les plus remarquables.
N'oubliez pas non plus (cela va avec ce qui précède) l'histoire du genre romanesque qui devient LE genre majeur en littérature au cours du 19ème siècle et l'est resté depuis.

Dans la séquence II, quelle est la signification de "dominus" en latin car dans le dictionnaire il y en a plusieurs ?

Je n'ai pas souvenir d'un emploi indispensable de ce terme latin dans la séquence 2… Mais s'il désigne Dom Juan, il signifie simplement "maître" par opposition au valet qu'est Sganarelle.

Le supplice de Tantale

Je vous suggère : http://mythologica.fr/grec/tantale.htm

J'espère que ces réponses vous satisfont, sinon, n'hésitez pas à vous manifester à nouveau.

Bon courage.

Pour Yolaine

1. La lecture comparée

Oui, elle présente des point communs avec la question préalable puisqu'il s'agit de confronter deux textes en fonction d'une problématique valable pour les deux.
Méthode : la même que celle de la lecture analytique + une double réponse à la problématique.

Exemple : Incipit et explicit de Jeannot et Colin de Voltaire
Pbm : montrez que le conte contient un parcours initiatique.
Vous faites la démonstration demandée en vous appuyant sur une comparaison constante des personnages et des situations entre le début et la fin du récit.

Bref, la lecture comparée est équivalente à la lecture analytique simple à ceci près qu'elle est plus… simple car vous avez un point d'appui supplémentaire dans la comparaison des textes.

J'espère que c'est clair et suffisant, sinon, n'hésitez pas à râler.

2. Pbm "quelle est la leçon de cet apologue ?

Une telle pbm paraît en effet très étroite, à vous de l'élargir en partant de la morale explicite quand elle existe – en énonçant la morale implicite sinon – et en analysant la manière dont l'apologue y a conduit (registres, situations, personnages, etc) vous pourrez alors montrer s'il s'agit d'une morale sérieuse ou paradoxale, d'une leçon philosophique, d'une affirmation polémique, etc.

Exemple : Les comédiens dans Le monde comme il va de Voltaire

A - Dénoncer ironiquement le discours religieux
B - Faire l'éloge du théâtre
C - Dénoncer pathétiquement la condition des comédiens

C'est bon ?

3. Des questions pour l'oral.

En voici quelques-unes, j'essaierai de vous en donner quelques autres rapidement.

LABÉ, « Tant que mes yeux pourront larmes épandre »
- Comment s’exprime dans ce sonnet la passion amoureuse ?
- Montrez que ce sonnet repose sur un paradoxe

RIMBAUD, Poésies ; « Le Dormeur du val »
- En quoi l’argumentation dans ce poème est-elle efficace et originale ?
- En quoi peut-on dire que ce sonnet permet de dénoncer la guerre ?
- Comment ce poème progresse-t-il vers sa chute ?

RONSARD, Second livre des Amours, « Comme on voit sur la branche... »
- De quelle façon Ronsard a-t-il célébré la femme qu’il aimait dans ce poème ?
- Dans quels buts Ronsard associe-t-il la femme aimée et la rose dans ce poème ?

TRISTAN L’HERMITE, « Les plaintes d’Acanthe »
- Par quels aspects ce poème se rattache-t-il à l’esthétique baroque ?

PREVOST, Manon Lescaut, « J’avais marqué le temps de mon départ [...] nul moyen de l’éviter » (rencontre entre le chevalier des Grieux et Manon)
- Ce texte marque un commencement. Lequel ?
- Dans quelle mesure peut-on parler ici d’une scène de rencontre amoureuse ?
- En quoi cette rencontre amoureuse est-elle faussée ?
- En quoi peut-on dire que cette rencontre semble vouée au malheur ?
- En quoi la découverte de l’amour par Des Grieux déclenche l’histoire ?
- Peut-on parler ici de la naissance d’une passion ? Pourquoi ? Quelle est la nature de cette rencontre ?
- Quelle vision de l’existence nous est donnée à travers la rencontre des deux personnages principaux ?

PREVOST, Manon Lescaut, « Manon était occupée à lire [...] de parler et de me soutenir » (jalousie du chevalier).
- Comment s’exprime la jalousie du chevalier ?
- Montrer l’habileté du chevalier Des Grieux à reconquérir les faveurs de Manon ?
- Montrer que l’on a affaire ici à deux rusés ? Quelle est la stratégie de Des Grieux pour s’assurer le cœur de Manon ? Est-elle efficace ?
- En quoi ce passage peut-il faire dire que Manon Lescaut est un roman moderne ? En quoi ce passage peut-il faire dire que Manon Lescaut est un roman précieux ?
- En quoi ce passage peut-il faire dire que Manon Lescaut est un roman janséniste ?
- En quoi ce passage peut-il faire dire que Manon Lescaut est un roman historique ?

PREVOST, Manon Lescaut, la mort de Manon Comment l’auteur rend-il cette scène pathétique ?

Bonnes révisions !

samedi 5 juillet 2008


Eh ben voilà, c'est fait…

Félicitations à tous

pour vos résultats et bon courage à ceux qui se présentent au second groupe :
donnez le meilleur de vous-même !


Merci à Jocelyn pour son texte et ses gentillesses (nous autres enseignants n'avons pas si souvent l'occasion de recevoir votre gratitude et c'est tout de même très agréable, il faut bien l'avouer).

Merci aussi aux filles qui sont venues hier nous déranger… elles se reconnaitront.

Je vous souhaite à tous le succès dans votre poursuite d'études, n'hésitez pas à me donner des nouvelles et, pour ceux qui se dirigent dans des voies que je connais bien (bref, pas dans le domaine des langues vivantes étrangères…) , je reste à votre disposition pour répondre à vos questions et inquiétudes.
Merci à vous tous !

C. Lhomeau